...'s profileLe cercle ouvert d'Halen...PhotosBlogLists Tools Help

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    11/26/2009

    Prélude, point d'orgue et distinction...(à B.C.)

    En flottement autour de toi
    Prisonnier de mon émoi
    Dans mon champ émotionnel
    Je ne veux te voir qu'en selle.

    Si loin de mon alentour
    Mais clarté en cette nuit
    Mon sommeil bien sûr a fui
    Dérangé par un bruit sourd.

    Blonde, de moi aux antipodes
    Ensemble, là et là-bas
    Vifs passages par tous les modes
    Pour viser le trouble en Toi.

    Abolie, est la distance
    Là, parce que je t'ai pensé
    Devenus par trop intenses
    Nos rapprochements insensés.

    Tu ne peux être de celles
    Qui s'assoupie d'un manquement
    D'une défaillance de l'Amant
    Dans ses étreintes virtuelles.

    Car, présente tu l'es autant
    Que moi ce soir, en silence
    Mots futiles et même absents
    Deux !...Etat d'accoutumance.

    En réponse à mes assauts
    Tu trésailles, incontinente
    En fusion voici ta peau
    Là, l'accord de dominante.

    En ta couche devenue moite
    D'un écho toujours plus fort
    Mon désir en toi exploite
    Le point de ta mise à mort.

    Glissandos inoubliables
    Par les ondes imaginées
    Cheminants par les étoiles
    Je puis t'entendre soupirer.

    Crescendos allant nos râles
    Crépitants dans tout l'Ether
    Le jury de l'Univers,
    Nous a reçus à l'oral.
    11/14/2009

    Des paroles et des parleurs...

    Dans "paroles et parleurs" Khalil Gibran fait une classification, non-exhaustive bien sûr des différents "types" de parleurs.

    Je me suis "trouvé" dans deux de celles-ci :

    Les "métiers à tisser" : qui tissent le vent avec du vent et restent sans chemise ni pantalon.

    Les "étourneaux" : dont un fameux poète a dit : "Lorsque l'un d'eux commence à voler haut, il s'imagine devenu faucon."

    Peut-être même parmi celle-ci ? 

    "Les cloches" : qui appellent les gens à se rendre aux temples sans qu'eux-même y rentrent.

    Loin de moi (quoique!) l'idée de m'auto-flageller; juste besoin d'y voir un peu plus clair...
    Il achève son exposé par ceci :

    "A présent, ayant exposé quelque peu mon dégoût des paroles et des parleurs, je me vois comme un médecin malade ou un criminel qui sermonne d'autres criminels. J'ai satirisé les paroles alors que j'en ai fait usage et j'ai vu un mauvais augure dans les parleurs alors que j'en fais partie. Puisse Dieu me pardonner juste avant qu'Il ne m'accorde la miséricorde et qu'Il m'emporte dans la forêt de la pensée, de la tendresse et de la vérité où il n'est ni paroles ni parleurs !"

    Megalomanie...

    Traversé par mille et une émotions,
    De toutes parts, nombreuses vibrations,
    Descentes et envolées fulgurantes,
    A l'aube de mon année quarante.

    Que se trame-t-il donc tout là-haut ?
    Qu'est-ce qui bouillonne en mes os ?
    Pensées aux prises avec la nature.
    Espoir et désespoir de l'immature.

    L'artiste en sa niche ouatée;
    Protection vitale par qui dispensée ?
    Échappatoire salutaire ou tombeau ?
    Qui se prononce n'est-il pas sot ?

    En sais-tu plus, toi, sur mes doutes ?
    La nature de ceux-ci t'est-elle familière ?
    Comment a pris forme, ma sonate qui t’envoûte ?
    Si mes vers te parlent, merci pour ta prière !

    Âme brillante parcourant son monde,
    Recherchant une sécurité féconde ;
    Un lieu paisible pour entrer en résonance,
    Afin d’épancher quelque connaissance.

    Suis-je vraiment, de ceux qui aiment ?
    Ou quelqu'un qui le dit mais qui n'aime que lui ?
    La folie est sans doute aucun, mon thème.
    Pourquoi, de celle-ci, suis-je tant épris ?

    Dans ma prison, je trouve nourriture et délices;
    Il y manque souvent du sel mais jamais d’épices !
    J’en fais un festin subtil et vais m’en repaître, à l'envie.
    Tout mes sens sont en alerte et s’en trouvent étourdis !

    Je préfère me tenir à l’écart du billet-roi-du-monde, trop criticable.
    Anime-moi ! Viens chercher ton présent sur mes lèvres !
    Si je suis un imposteur, laisse-moi m’éteindre dans ma fièvre,
    Aux abords du funeste sillon tracé par un autre Diable !

    Finalement, je sors ! J’ai besoin de prendre l’air,
    Autour de mon domicile provisoire.
    Du quémandeur d’espèces, je croise le regard sincère
    Il m’est facile d’y déceler, ma misérable histoire.